Olivier Chappuis s’en est allé, laissant derrière lui une trace profonde dans le cœur de celles et ceux qui ont eu la chance de le connaître.

Né le 7 avril 1955, aîné d’une fratrie de trois, Olivier a très tôt incarné les valeurs de responsabilité et de solidarité. Homme de la terre, agriculteur au bénéfice d’une maîtrise fédérale, il vivait son métier avec passion, rigueur et un sens pratique chevillé au corps. Il faisait partie de ces personnes dont le bon sens éclaire les situations les plus complexes.

Époux aimant de Cássia, père de trois enfants et grand-père comblé de deux petits-enfants, Olivier était profondément attaché à sa famille. Il trouvait dans ces liens une source de fierté et de joie qui ne l’a jamais quitté.

Engagé pour sa commune de Cuarnens, il a servi avec conviction en tant que Municipal, et comme Président du Conseil Général. Il savait rassembler, écouter et agir avec justesse, toujours animé par le souci du bien commun. Il restera aussi comme le dernier crieur public à Cuarnens, une tradition qu’il a incarnée avec humour et fierté, faisant résonner sa voix avec chaleur et authenticité.

Olivier était également un homme de passion et de liberté. Pilote licencié depuis la fin des années 1980, formé d’abord sur Cessna 152 puis sur Piper à roulette de queue, il aimait prendre de la hauteur et voir le monde autrement. Membre fidèle de l’AMPA depuis les années 80 et de l’association Morane 317, il partageait cette passion avec enthousiasme et camaraderie.

Mais au-delà de ses engagements et de ses talents, Olivier restera surtout dans les mémoires pour son sourire, sa simplicité et son humour. Comme en témoignent ceux qui l’ont côtoyé, il avait toujours le mot juste pour apaiser, pour faire rire, pour rapprocher. Les souvenirs partagés, parfois pleins de malice — comme cette scène inoubliable dans le hangar où un poste à souder et un château gonflable se livraient une bataille inattendue — resteront gravés comme autant d’éclats de vie.

« Olive », comme beaucoup l’appelaient affectueusement, était un ami précieux, un homme vrai, profondément humain.

Aujourd’hui, son sillon reste droit, à l’image de cette belle citation qui l’accompagne :
« Si tu veux que ton sillon soit droit, accroche ta charrue à une étoile. »

Olivier a su suivre son étoile, avec détermination et naturel.
Et désormais, c’est à lui que nous levons les yeux.

Bon vol, cher Olivier. Tu nous manqueras.